Samedi 30 juin 2007 6 30 /06 /Juin /2007 10:13
Adjarapr--slapluie.jpg

Allez, là voilà, la photo après la pluie. Vous noterez le sac de pommes de terre à l'arrière-plan.
Par Emmanuel
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Jeudi 28 juin 2007 4 28 /06 /Juin /2007 08:25
Adjarie-barri--re.jpg

Merde, il pleut. Là, c'est dans les montagnes d'Adjarie, pas loin de la mer Noire. Bientôt je vous montrerai une photo après la pluie. Peut-être.
Par Emmanuel
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Dimanche 24 juin 2007 7 24 /06 /Juin /2007 22:13

Adjare-mini.jpg

Une nouvelle photo, encore un bout de chou, toujours du rugby, mais ce coup-ci en Adjarie où nous resterons pour la semaine, pendant que je tribule à Koutaïssi. Soyez sages, ou mon copain vous carre un coup de casquette dans le frontibus.

Par Emmanuel
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Lundi 18 juin 2007 1 18 /06 /Juin /2007 08:17
Gamine-Koutaissi.jpg

En mon absence j'ai demandé à mon blog de piocher au hasard quelques photos histoire de décorer les murs. C'est vrai quoi, y'a pas de raison qu'il bosse pas un peu, ce fainéant, pendant que je suis assiégé par des pichets de vin et des montagnes de khatchapuris.

On commence à Koutaïssi, (ex-)deuxième ville du pays, avec une photo prise dans la vieille ville, magnifique, même si les façades auraient besoin de quelques retouches.
Par Emmanuel
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Vendredi 15 juin 2007 5 15 /06 /Juin /2007 11:44

Voilà ce à quoi j'occupe mes journées en ce moment. Bien sympa mais il faut éviter tous les guet-apens, les plaquages (à la) maison, les mêlées de vin et de liqueurs, et les mauls de têtes qui en résultent. Savoir crocheter, raffûter, et surtout négocier la dispense d'un temps additionnel. Car en Géorgie la vie est une négociation permanente.

Par Emmanuel
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Dimanche 10 juin 2007 7 10 /06 /Juin /2007 22:14
Chatili.jpg Je voulais faire un album-photo sur la Khevsourétie, mais j'ai pas eu le temps et je suis pas très satisfait de mes photos... Donc juste pour que vous voyiez à quoi ça peut ressembler, une image de Chatili, la "capitale" de la Khevsourétie. C'est difficile de décrire comment on peut se sentir paumé et hors du jeu quand on débarque dans des endroits pareils.
Je repars en reportage, à bientôt !
Par Emmanuel
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Lundi 28 mai 2007 1 28 /05 /Mai /2007 17:13
Après avoir roulé ma bosse un an et demi sur les routes de Géorgie, j’ai appris à ne pas faire confiance aux avertissements des locaux qui poussent des cris d’orfraie dès que l’on veut quitter Tbilissi hors juillet et août. « N’allez pas par-ci, n’allez pas par-là, la route est bloquée », etc. On ne me la fait plus.

C’est dans cet esprit qu’avec trois amis, je suis parti pour le week-end à Chatili. Chatili est la capitale, disons, le centre, enfin, la plus grosse agglomération – c’est-à-dire, le point le moins dépeuplé de la Khevsourétie, charmante région perdue entre la barrière du Caucase et la Tchétchénie. Y vivent les derniers des Khevsours, de fiers guerriers chargés depuis des temps immémoriaux de défendre les marches de la Géorgie contre les vilains mahométans du nord. La route vers Tbilissi est ouverte quatre mois dans l’année, le reste du temps, on ne passe pas. En mai, aller là-bas, c’est une hérésie, la route n’est ouverte qu’en juillet, les castors vous avaleront tout cru... Autant dire que ce genre de discours, je me le plie dans la boîte à gants avec la carte Michelin. Je suis allé en Ratcha en mars, j’ai franchi les neiges de Rikoti, en Svanétie j’ai appris que la route était meilleure l’hiver – la neige bouchant les nids de poule. J’ai perdu mon pucelage du bitume, et je ne reste plus terré à Tbilissi en attendant que l’on gère les congères à ma place.

Puis il y a eu la Khevsourétie. Au début, tout est normal, le chemin fleure bon la Géorgie moderne. Autoroute quatre voies, avec panneaux de directions, glissière de sécurité et vraie sortie avec voie d'insertion, enfin, presque. Les vaches se promènent encore sur la bande d’arrêt d’urgence et on vend des chiens caucasiens sur le bord des échangeurs, mais c’est moderne. Puis on bifurque vers le nord ; la route est bonne, le bitume lisse, tout roule. Une fois passé le barrage d’Ananouri, le goudron se fait lépreux, la terre devient gourmande et veut reprendre ses droits. Mais rien que de plus normal en Géorgie, et que diable, nous sommes en Niva ! Or la Niva est à la famille des 4x4 ce que la Volga est à la catégorie des voitures de classe, c’est-à-dire le nec plus ultra. Les Géorgiens disent d’elle : « Niva miva », ce que l’on peut traduire grosso-modo par « la Niva y va ». 

Du coup, j’en profite pour faire mon baptême du feu en 4x4. La route qui sépare Chatili du dernier village habité est dure, nous a-t-on dit, oui, mais, on ne me la fait plus. Nous voilà partis. On ne nous a pas menti : ça secoue. Ca grimpe un peu, aussi. Les premières rivières franchies, c’est l’aventure, pour un peu on se croirait dans le Camel Trophy. Et puis le col commence. Les virages en épingle à cheveux sur les cailloux, le capot à cheval sur les ornières. Avec la pente, le terrain disparaît sous la voiture...  Au bout d’une heure, c’est la délivrance, croit-on naïvement : le col est franchi, la croix réglementaire dépassée.

En fait, c’est là que tout commence. Et qu’on comprend pourquoi, sur dix Géorgiens, seulement le cousin du dixième est allé en Khevsourétie, sachant que « cousin » en Géorgie, c’est comme « frère » en Afrique.
Il faut déjà se farcir la descente. Gros trous, gros cailloux, ruisseaux à gogo, précipices offrant juste ce qu’il faut à la voiture pour passer, tout est au rendez-vous pour vous ménager une balade agréable. A pied. Enfin, les épaules légèrement tendues, vous arrivez dans la vallée. Conclusion logique : Chatili, c’est pour bientôt. Oui mais, la logique, vous l’avez laissée en bas du col, et vous comprenez rapidement que pour le coup, vous vous êtes fourré le piston dans l’essieu. Car il y a encore quarante bornes à se taper, et pas plus vite qu’en seconde. Il faut passer dans une autre vallée. 

Monter, descendre, monter, cahoter... ce n'est qu'au bout de quelques kilomètres que les premiers picotements vous agitent les méninges. Vous le sentez. Vous le savez. Chatili est là, juste derrière cette dernière pente, on vous l’a bien dit, on ne voit le village qu’au dernier moment. Las, vous aviez juste oublié un petit détail : le bulldozer que vous avez croisé dans le col, enfin, qui vous a ménagé un passage en versant la moitié de la route dans le vide, n’est pas passé pour rien. En fait, si les guides de l’OSCE vous ont dit que ça n’était pas possible de venir, c’est que la route n’était pas ouverte, vraiment. Mais ça, vous ne le comprenez qu’à la vue du premier névé, au fond de la vallée, éventré par le bulldozer, qui vous nargue de sa pente à quinze pour cent et de sa glace glissante à souhait.
Je le rappelle donc : c’est ma première fois en 4x4. « Prends de l’élan, accélère doucement, surtout ne t’arrête pas, et quoi qu’il arrive, ne freine jamais ». On prend note. Boum, boum, ça saute, ça dérape, ça glisse, la Niva hoquette et escalade bravement la pente. Puis on redescend, ça glisse toujours autant, ça saute, ça ripe. C'est pas ce coup-ci que les sensations fortes vont vous poser un lapin. 

Evidemment, quelques virages plus loin, un deuxième col de glace vous attend, puis un passage dans le torrent déchaîné, et quelques kilomètres de tape-cul sur la route fraîchement tourneboulée. Et enfin, comme dans les livres. Mieux, même. On n’y croit plus, on ne veut plus y croire, mais c’est là. Une cité inca posée sur un piton rocheux, au milieu de la vallée. Un bloc de pierres sèches vouées à l'édifice de foyers de géants, à la fois tours, remparts et étables. Un village-forteresse dont le message, comme la route qui y mène, est sans équivoque : on ne passe pas.

En haut, dans des baraques de fortune où les sept dernières familles du coin se sont installées, l’énorme ours qui fait office de maire vous accueille. Lui s’est planté la veille sur la glace. Vous êtes le deuxième à avoir emprunté la route, cette année. Son fils, qui a passé l’hiver seul, n’a pas vu de nouvelles têtes depuis huit mois, et les mots ne suffiraient pas à rendre l’étincelle de joie qui s’allume dans ses yeux à la vue de nos tomates. Bienvenue en Khevsourétie.
Par Emmanuel
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Vendredi 18 mai 2007 5 18 /05 /Mai /2007 14:28
Batoum-mini.jpg


J'ai trouvé ça dans mes archives, tiens... Soupra hivernale à Batoumi.
Par Emmanuel
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Jeudi 10 mai 2007 4 10 /05 /Mai /2007 10:25

Avec la nouvelle version d'Over-blog, on peut voir d'où viennent les gens qui fréquentent mon blog. Et comme tous les bloggeurs qui n'ont rien à dire, pour une fois que je peux le faire, je ne vais pas me priver de vous en parler.

Alors d'abord je voudrais remercier les coupaings et autres gens de bon goût qui ont fait, d'une manière ou d'une autre, la réclame de ce pôle d'excellence cybernétique. Mais je voudrais surtout parler de Google, parce que bon, il y a quelques rigolos que j'aimerais bien pincer.

Passons sur les nombreux visiteurs arrivés ici en tapant "tbilissi" ou "blog tbilissi" sur leur moteur de recherche favori. Mention spéciale à ce "cher guegue", je sais pas comment ils ont su. On m'espionne. Mais maintenant j'ai mon propre service de renseignements à moi, alors gaffe. Oui, je vous ai repérés, les amateurs de "salle de bains", de "lunette soleil chips", de "photo de collant" (pourtant je ne fais pas trop dans la lingerie...), même de "gamines" (là ça devient inquiétant) ou de "blog collant" (je commence à me vexer). Mais celui que j'aurai en premier, c'est l'infâme qui est venu ici en tapotant de ses doigts malingres et imbéciles "photo de cruchon". Je sais bien que je suis pas un pro, mais quand même, j'ai ma fierté.

Par Emmanuel - Publié dans : tbilissi
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Lundi 30 avril 2007 1 30 /04 /Avr /2007 18:32

A tout saigneur tout honneur, après la Jigouli je me devais de faire un article sur la Volga. Tout bien réfléchi, c'est même incroyable que je n'en ai toujours pas parlé sur ce blog. Je dis saigneur parce que c'est vrai que sous certains abords elle peut donner l'impression d'un char d'assaut, et qu'à son volant on se sent comme invincible. Mais en fait, c'est la voiture la plus classe au monde. Vous voyez les Castrolettes, ces voitures cubaines au capot bombé et à l'allure incroyablement élégante ? Ou bien les Mercerdes, les Limousine, les Volvo ? La Volga surclasse tout cela.

Attention, je parle bien de la Volga premier modèle, la "GAZ 21" (quoique la 24 ait ses charmes aussi, mais trop allemande à mon goût). Large comme le fleuve dont elle porte le nom, avec sa calandre audacieuse et entreprenante, sa carrosserie immaculée, ses chromes rutilants et ses deux banquettes destinées à accueillir confortablement sept passagers - ou deux, pour d'autres activités, disons, plus confortables... - elle est la reine des quatre-roues. Construite sur un bloc d'acier, elle a une espérance de vie quasi-illimitée, pourvu bien sûr qu'on lui prodigue les soins réguliers et attentifs qu'elle mérite.

Car c'est une grande gourmande. Amatrice de plaisirs simples, elle se contentera de la quinzaine de litres de super non raffiné dont vous l'abreuverez tous les jours. Mais c'est aussi une sportive. Boîte de vitesses sur le volant, accélérations taurines, et un ronronnement souple qui ne se compare qu'à celui d'un chat débordé de caresses.

La Volga n'est pas simplement une voiture. Elle a quelque chose de mythique. Comme dans la Bible, les premières générations étaient plus belles, et ont vécu plus longtemps. Comme Mars, elle a recueilli les sacrifices innombrables de Soviétiques reconnaissants, immolant leurs pièces détachées dans l'huile de vidange sacrée qu'ils recueillaient de Son réservoir. Comme Aphrodite, elle a servi plus d'une fois de temple à l'amour, et comme elle, elle a fait rêver l'homo sovieticus de père en fils. Les femmes la jalousaient mais rougissaient de fierté à l'idée de monter dans ce bolide lancé à tout allure vers le communisme total.

Il y a deux ans, sa production a été totalement arrêtée. Sur le bord des routes, certaines agonisent, délaissées par des propriétaires indignes (ou pauvres), souillées par des pièces de Jigouli, la carrosserie râpée et les suspensions rouillées, les enjoliveurs aux fraises. Mais bientôt, cette traversée du désert finira. Elle commence déjà à prendre de la valeur sur le marché d'occasion. Elle devient à nouveau l'icône qu'elle n'aurait jamais dû cesser d'être... A son bord on se sent comme un pionnier voguant à la découverte de l'ancien monde, et si à nouveau le déluge venait frapper les hommes, il n'y aurait qu'un seul refuge : l'Arche moderne, c'est la Volga.

Par Emmanuel - Publié dans : tbilissi
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