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Lundi 30 avril 2007
Par Emmanuel - Publié dans : tbilissi
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Vendredi 27 avril 2007

Cette semaine, en sortant de chez moi, j'ai eu la vision. Celle qu'attendent tous les habitants de Tbilissi chaque année, ayant grelotté tout le mois d'avril sous une pluie glaciale et continue : le grand vert.

C'est une recette infaillible dont les ingrédients sont simples : beaucoup de pluie pour doucher l'impertinence de ceux qui avaient sorti les sandales et les T-shirts sous le doux soleil de mars. Du soleil régulièrement, à doses concentrées, le matin de préférence, quand il a bien plu toute la nuit. Et au bout de quelques semaines, c'est Byzance.

Sorti payer mes factures et acheter des croquettes pour mes chats (j'en ai six maintenant, Gogo a accouché mardi), j'ai eu l'oeil insensiblement accroché par les devantures des petits épiciers qui semblaient comme sortis de terre. Finis les étals moribonds où trois choux se battaient en duel avec quelques haricots faméliques. Partout, du vert. Des épinards, de la coriandre, du basilic, de l'ail et des oignons nouveaux, et même des sacs débordants de feuilles d'orties.

Et c'est en rentrant chez moi, les bras accrochés aux quelques kilos de verdure, de concombres tout frais et de pommes de terre nouvelles, que mes yeux se sont fondus dans le décor. Dernière montée avant la maison. Un coup d'oeil sur la gauche, pour repérer les voitures éventuelles. Et là, l'espace d'un instant, les coulisses du paradis. Dans cette petite ruelle que certains n'hésitent pas à qualifier la plus belle de Tbilissi, l'herbe sauvage avait envahi le bord du pavé et les jeunes pousses de vigne se disputaient les balcons aux branches des cerisiers en fleur. Partout ailleurs, la pluie, la grisaille; mais devant mes yeux les briques rouges explosent sour les bombes à chlorophylle des touffes d'herbe et des mousses. Et petit à petit, en continuant mon chemin, la ville se transfigure. Partout, partout, des taches de peinture sur le gris, des boules de bourgeons dans les rues, des geysers d'herbe verte perçant le béton. Les collines arides de Tbilissi brillent de mille feux et c'est la plus belle ville du monde.

 

 

 

 

 

 

 

Ah et une fois n'est pas coutume, je vais faire mon blogospheur : la mirifique Cali expose son travail le 3 mai dans une galerie parisienne de renom (pour le vrai nom allez voir sur son site... il faut signaler sa présence si vous voulez avoir un peu de porto)

Par Emmanuel - Publié dans : tbilissi
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Dimanche 15 avril 2007

Il faut que je vous explique quelque chose à propos des Géorgiens. J'en profiterai pour vous faire un aveu qui me pèse sur le coeur depuis presque trois semaines à présent.

Le temps canonique que j'ai déjà passé ici m'a permis de découvrir une vérité non moins canonique à propos des Géorgiens : s'ils ont l'air si religieux, et s'ils se forcent à jeûner le tiers de l'année, ce n'est pas pour respecter une doctrine quelconque ou par croyance sincère dans la colère de Dieu. C'est simplement qu'ils sont aussi des hommes, et qu'ils ne peuvent soutenir le rythme effréné de consommation calorique et alcoolique du régime à base de vin, de brochettes bien grasses et de khinkalis juteux à point qu'ils suivent tout au long de l'année. Ils ont besoin, de temps à autre, de se purger. La foi comme remède au foie.

Ce qui nous amène au terrible aveu que je dois vous faire. Depuis bientôt trois semaines donc, mais plus pour longtemps fort heureusement, je suis à la diète. C'est pas de ma faute. Je ne l'ai pas voulu. Je suis athée et Pâques ne m'importe que par les chocolats, la brioche et le chakapouli, ce plat d'agneau aux herbes qui est de tradition ici pour rompre le jeûne. Mais. Quelque part il y a eu le bout de chachlik de trop. La patate trop grasse, le gésier mal cuit ou le khinkali avarié. Foudroyé par une crise de foie, je me suis résolu à tomber dans le domaine de la Faculté et me confesser devant un des représentants du culte gastro-entérique, qui m'a condamné à deux Ave et trois semaines de pauvre chère. Pas d'alcool ni de graisse cuite, des patates, du riz, des carottes, et roulez jeunesse.

Je me suis donc retrouvé momentanément dans la peau de ces Géorgiens qui se voient contraints de se purger régulièrement. Sauf que les médecins se foutent totalement du calendrier liturgique et m'ont condamné à l'isolement gastronomique pendant que tous les types qui avaient vaguement évité de manger de la viande pendant quelques jours faisaient bombance et se tapaient la cloche, une cloche de Pâques, faut-il le rappeler, en lipide massif. Exit donc le chakapouli, les oeufs de Pâques, les patates nouvelles et les parties de chachliks à la campagne. Mais exit aussi la cuite de cinq jours et la semaine passée le crâne sous les sabots des chevaux de Makhno. Parfois, y'a du bien à se faire du mal.

Par Emmanuel - Publié dans : tbilissi
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Dimanche 8 avril 2007

En ce jour du calendrier où l'on a la résurrection facile, je voudrais vous parler d'un vrai miracle. D'un être que je n'ai fait qu'effleurer jusqu'à présent dans mes chroniques, et qui est pourtant le résultat d'une résurrection permanente. Ce petit être tendre et fragile, c'est la Jigouli.

Elle n'ose pas dire son âge. Et pourtant, à voir son pare-brise zébré de fissures ou l'état de ses portières, on devine les épreuves qu'elle a traversé. A chaque instant, à chaque tour de volant, on craint pour elle. La boîte de vitesse craque, la direction grince, les vitres tremblent et les suspensions parties aux fraises rendent toutes les aspérités du terrain, le moindre pavé, le plus petit nid de poule. On n'a pas vraiment peur pour soi, tellement on s'y sent étranger, géant, maladroit. On aurait plutôt tendance à s'attendre à ce qu'elle s'effondre sous notre poids, d'un instant à l'autre.

Chaque côte lui semble une épreuve, chaque dépassement une ordalie, et je ne parle pas des insertions sur voie rapide. Et pourtant, bon an mal an, elle roule, elle avance, elle relève les défis un à un - en grande partie grâce à la dextérité de son conducteur qui sait lui parler, et manie le starter comme un esthète la métaphore.

Car le chauffeur de Jigouli, lui aussi, est mince et fragile. Désespérément accroché au volant comme il se raccroche à la vie, il connaît tous les déboires de son véhicule et se précipite avant vous pour ouvrir d'une main leste la portière dont malgré toute leur bonne volonté, les non-initiés n'arriveront jamais à percer les secrets.

Les taxis en Jigouli sont les plus sympas - et les moins chers - que je connaisse. Hier soir, en pénétrant dans un de ces petits vélociraptors métalliques de ces temps oubliés où le peuple s'occupait moins d'opium que de mécanique, j'ai été brusquement pris d'un élan d'amour fraternel sans bornes pour cet homme et sa machine, toujours sur la brèche. Et devant la vision des innombrables brèches au centre du pare-brise, sagement disposées en croix, alors que les églises alentour étaient encore remplies de milliers de croyants en pack, je me suis dit, le coeur soulagé, que la vraie foi n'avait pas disparu. God save the Jigouli.

 

* Ceci est un jeu de mots en géorgien. Mon premier. Snif.

Par Emmanuel - Publié dans : tbilissi
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Vendredi 30 mars 2007

Comme ça fait longtemps que je n'ai pas fait de billet, ou mis de photos en ligne, je vous en mets deux pour le prix d'une avec ce nouvel album photo qui finit, en fait, la série sur Gremi que j'avais entamé ici même (les mecs bourrés et la brume).

Gremi c'est un village, et un monastère, où on vient chaque Noël se bourrer la gueule et s'empiffrer de brochettes pour rendre hommage à l'ingéniosité des anciens. Ces glorieux aïeux qui avaient repoussé l'envahisseur musulman venu des montagnes du nord, en lui jetant du haut de la colline le sang et les têtes de dizaines de porcs qu'ils avaient égorgé en même temps.

Aujourd'hui il n'y a plus trop d'ingéniosité mais c'est une initiative que l'on ne peut que saluer. Bon sang, merde, les traditions, quoi.

Donc pour voir les photos il faut cliquer sur l'image en-dessous, où aller dans la colonne de gauche, là où sont regroupés tous les albums.

 

Je mettrai d'autres photos dans les jours à venir, et si j'ai le temps quelques anecdotes savoureuses de ma vie de folie. Mais je vis tellement d'aventures formidables qu'hélas, je n'ai pas toujours le temps de les coucher sur papier ! Tenez, pas plus tard qu'hier, j'étais sur Skype avec Benoît XVI qui voulait absolument venir défier le patriarche orthodoxe géorgien dans un combat de catch no-limit. Mais je n'ai pas le temps de l'organiser ! C'est dur.

Par Emmanuel - Publié dans : tbilissi
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Mardi 20 février 2007

Tbilissi est une ville qui change vite. Un jour, on se réveille, une statue a disparu, un hôtel a été vidé des réfugiés qui l'habitaient, une route a été refaite, une fontaine a remplacé la statue, votre marchand de khatchapouri favori a été vaporisé. Les marchés ferment, les maisons tombent, les immeubles poussent. Petit à petit, on s'y fait. Mais aujourd'hui j'ai été tué. Foudroyé au coeur par l'avancée irrésistible du progrès en marche.

Comme souvent, pour me rendre à un rendez-vous, je grimpai sur la rue Chonkadzé (Chonkadzézé, en géorgien) et hélai une marchroutka de passage sur la route qui était, par une coïncidence extraordinaire, la mienne aussi. Elle venait de s'arrêter dans l'autre sens, aussi me précipitai-je pour faire signe au conducteur de m'attendre. Une personne venait de descendre, je m'attendais donc à trouver la porte fermée. Elle était ouverte : une bonne âme me l'avait donc tenue (la porte) !

Je montai dans le véhicule : personne à proximité de la sortie. Quelque peu suspicieux, je m'assis sur un siège vacant, et là, quelle ne fut pas ma surprise : la porte se ferma toute seule ! Elle était automatique ! Oui, comme à Istanbul ! Elle m'avait attendu, ouverte, avenante, elle me faisait de l'oeil depuis l'autre côté de la rue... avant de dérouler à mes oreilles ce doux "crac-crac-crac" qui remplacera bientôt à jamais, j'en suis sûr, le raclement métallique du roulement à billes des marchroutkas.

Dans la cabine, ce n'était pas comme d'habitude. Il régnait parmi les passagers un calme un peu emprunté, une discrétion complice. On se glissait des clins d'oeils intrigués, des "t'as vu ?" tacites. Ma voisine, en grimpant dans l'engin, laissa échapper une exclamation amusée devant la célérité de la modernité galopante. Tout occupé à noter le numéro de portable de l'installateur inscrit sur le mécanisme de la porte, je ratai même mon coin de rue. Quelque chose avait changé. Qui sait, peut-être un jour les chauffeurs n'accepteront-ils plus de passagers supplémentaires quand il n'y a pas de places assises ?

Pour l'instant, ce sont bien les seuls à ne pas changer. Mon chauffeur d'un jour, pas perturbé pour un sou, appliquait la même règle à sa nouvelle porte, dont il pouvait régler l'ouverture automatique, qu'à son style de conduite : ça passe ou ça casse. Il jaugeait donc la taille du passager demandant à descendre - écolier malingre ou grosse dondon en manteau de fourrure - et ouvrait en conséquence, c'est-à-dire d'abord trente centimètres, puis quarante, avant de consentir enfin à laisser le type sortir. Eh oui : si on force trop, la crémaillère en plastique craque. Ouf. Ca reste quand même la Géorgie.

Par Emmanuel - Publié dans : tbilissi
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Dimanche 18 février 2007

Mon amie Sarah m'a demandé, il y a quelque temps, de remplir un questionnaire vous dévoilant cinq choses sur moi-même que vous ignorez. Mais comme ce blog est un blog thématique, que je n'aime pas la blogosphère, et que parmi mes lecteurs se trouve peut-être l'ambassadeur de Suisse, je vais vous raconter uniquement des choses en rapport avec la Géorgie. Parce que bon, c'est ma meilleure amie qui me l'a refilé, ce questionnaire, je ne peux pas le zapper totalement.

 

1° Je n'aime pas que les khinkalis. Le koutjmatji ou le poulet chkmerouli ont aussi mes faveurs.

2° Parfois, je rentre dans des églises orthodoxes. Il m'arrive même de brûler des cierges.

3° Je lutte en permanence en ce moment pour éviter que mon chat ne copule avec sa soeur.

4° Je n'aime pas toujours le vin géorgien.

5° Un jour, je vais vraiment commencer à apprendre les danses traditionnelles.

 

Voilà, j'espère que vous êtes époustouflés. Je suis supposé refiler le questionnaire à cinq blogueurs, mais comme je n'aime pas les chaînes non plus, ben je le laisse en libre service. Ceux qui veulent se servent. Mais attention, hein, ne soyez pas plus de cinq. Sinon je vous envoie mon ami Mamuka.

Par Emmanuel - Publié dans : tbilissi
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Mercredi 14 février 2007

C'est un défi qui m'a poussé à reprendre la plume, après ces quelques jours passés loin de mon blog pour cause de beau temps outrancier. Le défi quotidien des hommes sans foi, des poètes bassement littéraires, incapables de voir dans les détails triviaux de la mécanique ornementale toute l'âme d'un peuple. Le défi des incroyants qui, en un mot, se refusent au culte saint des plaques minéralogiques.

Et pourtant, l'étude quotidienne des plaques d'immatriculation géorgiennes est à la socio-pipologie ce que BHL est au cinéma ! C'est dire son importance. Décrivons d'abord la chose : trois lettres, trois chiffres, qui laissent place à l'imagination débordante des conducteurs. Car contre quelques billets bien placés, vous avez une plaque en métal à l'image de votre moi profond, et en Géorgie, je crois que ça remplace un sacré paquet de séances de psy. Avant, il fallait graisser la patte du fonctionnaire chargé des immatriculations. Depuis la révolution c'est officiel, il y a des tarifs pour ça et la soif de gloriole des conducteurs géorgiens alimente directement le budget de l'Etat. Pas con le gouvernement. 

Bien souvent, il faut l'avouer, le résultat est fade. Mais il en dit tellement long sur la fierté virile des conducteurs. Il y a d'abord les égoïstes qui se contentent d'inscrire leur prénom sur ces trois lettres : GIO, OTO, VAX (pour Vaxo) DAT (pour Dato), pour ne citer que les plus courants. Le nec plus ultra étant évidemment d'ouvrir la série, c'est-à-dire d'être le premier imbécile à acheter sa plaque perso : "GIO 001", "OTO 007" pour les détenteurs de références culturelles. Les vrais princes sont ceux qui roulent sous leurs initiales : LLK pour Levan Levanovitch K. -je ne cite pas le nom, je tiens à ma peau.

Autre classique, pour les romantiques : une voiture au nom de sa dame (ou de sa maîtresse), un petit coupé SL500 par exemple, répondant au doux nom d'EKA, TEA ou TAT (Tata). On peut associer le NIN à une série commençant par 0, ce qui donne NIN0 - le prénom le plus courant en Géorgie. Il y a le style mafieux : BMW noire portant le doux nom de BOS(S) ou DON par exemple. Ce genre de plaque étant d'autant plus révélateur si elle se porte sur une Jigouli noire (la deudeuche soviétique, mais en pire). Certains pragmatiques font inscrire "BMW" sur leur BMW, sûrement pour qu'on soit bien certain qu'il ne s'agit pas d'une contrefaçon. Bizarrement personne n'inscrit "LAD" sur sa Lada, allez savoir pourquoi. Les plaques rappellent aussi l'origine géographique : les ABK sont souvent des réfugiés d'Abkhazie (souvent en Jigouli) qui vivent à présent à Tbilissi. Les KAX sont les Kakhétiens etc... Certaines entreprises, comme le groupe pharmaceutique PSP, ont même royalement offert une plaque corporate à leurs employés. Si tu veux faire l'Americano, tu peux choisir NBA, USA, ou FBI. Bref, un monde de possibilités infinies.

Enfin, il y a les plaques utiles : si vous avez une plaque AAA, ne la jetez pas. Avant, elle était réservée aux hauts fonctionnaires et aux membres du gouvernement. Le genre de voiture qu'aucun flic ne se risque à arrêter. Même si aujourd'hui, la tendance est plus aux plaques SOD (Special Operations Department, les commandos du ministère de l'Intérieur) ou SPS (Special Protection Service, la garde présidentielle). Surtout si elles sont plantées sur une Mercedes ML 4X4 avec kalachnikoviste encagoulé en option.

Mais finalement, les meilleures ce sont celles qui laissent vagabonder votre imagination à vous. Le XOX, par exemple : ça ressemble tout à fait à une exclamation typiquement mingrèle. Ou RAO qui veut dire Société Anonyme en russe et "Qu'est-ce qu'il a dit ?" en géorgien. Les OXO ou TXT si fréquentes, on se demande bien ce qu'elles veulent dire... Tous ces codes qui nous échappent encore, clés de la vanité d'un homme ou d'une société secrète, signes d'une nouvelle caste d'apparatchiks et d'innombrables dynasties de beaufs. Y'a pas à dire. J'ai les plaques géorgiennes chevillées au corps.

Par Emmanuel - Publié dans : tbilissi
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Mardi 6 février 2007

On dirait que mes ennuis techniques sont terminés. Bon, vite, en passant, je viens juste vous dire qu'aujourd'hui mardi, sur RFI, à 11h10 heure de Paris, sera diffusé un portrait sonore de Tbilissi élaboré par bibi au prix de maintes randonnées éprouvantes dans les pentes de la vieille ville, le micro à la main et la langue dans les chaussettes. Je n'insisterai pas sur les séances d'humiliation publique passées à poursuivre des voitures de flics sur Roustaveli pour qu'ils déclenchent leur sirène d'alarme si particulière. Bien sûr, ces salauds n'ont jamais daigné le faire à moins de trois cents mètres de mon micro. Mort aux vaches !

Vous pourrez entendre ma voix suave (et enrhumée) mais surtout les voix des Tbilissiens, et ça il ne faut pas le rater. Pour les nuls ou ceux qui ne captent pas RFI (c'est du pareil au même mais je suis bon prince), l'émission sera réécoutable sur Internet après diffusion, à l'adresse suivante : http://www.rfi.fr/radiofr/emissions/082/accueil_88.asp.

Au passage, tous les jours à la même heure vous pouvez écouter les rumeurs du "coeur des grandes villes du monde" (c'est le titre de la série), dans cette émission sympa qu'est Les visiteurs du jour. Les autres portraits diffusés jusqu'ici ne sont pas mal, même si bien sûr ils n'arrivent pas à la cheville de mon talent. Sans parler du fait que les autres villes ne font que raser les mottes, mêmes grandes, en comparaison de Tbilissi.
Par Emmanuel - Publié dans : tbilissi
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Vendredi 2 février 2007

Cette fois-ci c'est mon ordinateur qui est en panne. A bientôt j'espère pour de nouvelles aventures...

Par Emmanuel - Publié dans : tbilissi
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