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Dimanche 16 septembre 2007
Ouiiii, le vilaiiin, il ne blogue pluuus... Certes. Mais j'ai de bonnes raisons. D'abord, j'ai beaucoup travaillé. Après, j'étais en France deux semaines, à courir partout avec mes petites papattes.

Et alors que je revenais à Tbilissi avec un MacBook tout neuf, plein d'idées, de projets et d'envies dans la tête, je me suis pris une de ces claques que la vie vous garde en réserve, toujours au moment où vous vous y attendez le moins.
Lundi, je reçois un mail fourbe innocemment intitulé "Qu'est-ce que tu fais en 2008 ?". Ce qu'on m'y propose, ce n'est rien moins que d'aller bosser à Moscou, pour être le n°2 de RFI et Radio France, avec d'autres piges à la clé. Assez pour vivre là-bas, le tout à deux mois de la présidentielle. Et au bout d'une semaine de torture psychologique, car il fallait donner ma réponse rapidement, j'ai dit oui.

Je n'arrive pas encore à le réaliser. J'étais parti en Géorgie pour un an ou deux, pas plus, le temps de voir autre chose avant d'aller en Russie, le pays de mes rêves de gosse. Puis j'avais trouvé, complètement par hasard, cette Tbilissi et cette Géorgie. Je me suis plongé dedans jusqu'à la vésicule biliaire, je suis allé partout, j'ai fouillé, interviewé, enregistré, écrit, photographié le coeur de ce pays dont je n'avais même jamais soupçonné l'existence. J'en suis tombé amoureux et pour moi, qui me fous un peu d'avoir une "carrière" académique, Moscou était déjà loin. Je voulais encore rester deux ans de plus dans le Caucase, creuser là où je n'étais pas encore allé ; des rêves d'Iran, d'Orient, venaient agréablement me flatter la cervelle... A quoi bon aller se faire chier par -25°C dans un bloc en béton à deux heures de transport du centre, dans une ville grise et froide, où tout le monde vous agresse, et essentiellement les gens avec lesquels vous bossez si vous avez le malheur d'être journaliste ? Alors que vous êtes dans une région passionnante, dans un appart avec vue, en haut d'une colline verdoyante, 5 min. métro, loyer modique. Pourquoi aller faire des reportages sur les néo-nazis casseurs d'étrangers ou les ravages de la vodka frelatée quand vous pouvez assister à des fêtes païennes perdues dans la montagne sauvage, et déguster un petit vin frais en terrasse en rentrant à la maison ?

Mais comme une amie me l'a fort justement dit, je serais de tout façon parti un jour ou l'autre. Alors mieux vaut s'en aller trop tôt pour relever d'autres défis, même s'il me reste plein de choses à faire ici, que de partir trop tard avec l'amertume aux lèvres, le vaste inconnu à portée de coup de pied aux fesses. Et puis la Russie, ça fait longtemps que je la pratique. J'y ai des amis, et l'après-pré-post-Poutine s'annonce très intéressante niveau boulot. En attendant il va falloir que je me retape les galères de l'installation dans un autre pays, surtout que là-bas ils sont beaucoup moins souples avec les correspondants étrangers qu'en Géorgie...

Donc, toutes les réserves nécessaires quand il s'agit de la Russie étant de mise, je devrais débarquer à Moscou, si pas de problème de visa ou autre, vers le mois de décembre. En attendant, je compte bien en profiter et je vais réaliser un documentaire sur Tbilissi pour la Radio Suisse Romande, mon cadeau d'adieu à cette ville de mon coeur. Pas beaucoup de billets à venir en conséquence sur le blog, puisque je vais bouger beaucoup - mais les fans de rugby peuvent suivre mes aventures sur le net, et jusqu'à élimination de la Géorgie (blasphème !), sur le blog des expatriés de 20 minutes.

Voilà. Je débarque dans la cour des grands, sur la scène du Bolchoï. Ca va faire mal.

Par Emmanuel
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Jeudi 9 août 2007
Alors que pas mal de mes lecteurs -et pas seulement les nains à lunettes- semblent s'intéresser au pataquès bombino-politique qui a occupé mes patrons pas moins de deux jours de suite avant de retomber avec le même souffle que les missiles russes, et à quelques billets à peine de la saison 3 du blog -bientôt sur vos écrans-, il est temps pour moi de faire une petite mise au point.

1° Ceci n'est pas un "blog de journaliste", n'en déplaise à Thomas Baumgartner de France Culture, que je remercie au passage pour les nouveaux visiteurs qu'il m'a apporté. Je ne sais pas trop ce que c'est en fait, au départ c'était plutôt pour donner des nouvelles à la famille et aux copains, j'ai rajouté le nom de mes patrons occasionnels pour leur dire où ils pourraient me lire, et puis pour me la péter un peu aussi. Mais je ne cherche pas à donner un point de vue de journaliste bridé par ses rédactions, c'est juste que ça m'amuse d'écrire ici.

2° Ce n'est pas non plus un blog culinaire consacré aux diverses manières d'accomoder les pommes de terre, mais merci à Everland tout de même pour les nouveaux visiteurs qu'il m'a apporté.

3° Petite leçon de journalisme : nous sommes en août, rien ne se passe, pas d'attentat en vue, les Coréens commencent à sentir le moisi du côté de Kandahar, les tremblements de terre néo-zélandais ne donnent aucun tsunami, Cécilia Sarkozy se dore la pilule avec Chouchou à VIPtown au lieu de faire une fugue avec un bellâtre à New York. Que faire, que dire ? Les journaux, les télés, les radios sont bien désemparés. Lorsque tout à coup un missile russe tombe en Géorgie ! Coup de théâtre ! Il n'explose pas mais il aurait pu ! Il y a des séparatistes rebelles dans le coup ! Russie contre Géorgie, le pot de fer contre la bouteille de coca, car oui, les Américains aussi sont derrière ! Tout rédacteur en chef digne de se nom se doit de réagir immédiatement, et même s'il ne comprend rien à ce qui se passe, il commande des papiers à tour de bras. Alors qu'en fait, cet incident, dont on ne sait encore trop rien - et on n'en saura jamais grand-chose- n'est que le dernier pet d'une longue série nauséabonde, qui ne va rien changer à la situation. Mais ça, vous avez beau l'expliquer, les chefs ne le comprennent qu'au bout de deux jours, quand le prochain tsunami se pointe. Bon, moi, ça me fait du boulot, je ne me plains pas. Mais en fait, ça me fait royalement chier de bosser dessus, donc je ne vais surtout pas venir en parler ici. Vu qu'il y a des choses vachement plus importantes qui se passent en ce moment, comme le départ définitif d'une amie à moi ou l'arrivée en masse de touristes en short et tongues qui gênent dans le bus pour regarder les filles.



Conclusion : nous pouvons maintenant retourner aux Tbilissiennes et à leurs seins dont la beauté embellit la ville chaque jour que Wonderbra fait.
Par Emmanuel
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Samedi 4 août 2007

Il y a de grands cons sur Terre. Cette fois-ci ils ont porté le fer dans le coeur de Tbilissi. Ce qui faisait son idendité, l'actuelle, mais aussi celle d'avant : le bazar de la gare, ses montagnes de farine, ses quarts de viande et ses crocs de boucher, ses pyramides de fromages et de fruits. Ceux qui l'ont visité un jour ne me contrediront pas...

Aujourd'hui on l'a fermé, et dans la nuit on a commencé à le détruire. A sa place, d'ici un an, il y aura un hôtel ou un supermarché, un de ceux que nous adorons chez nous. Tout à sa grande et noble politique de modernisation de la ville, le gouvernement post-révolutionnaire de Mikhéïl Saakachvili s'attaque méthodiquement à tout ce qui peut rappeler le passé de la Géorgie post-soviétique : les magasins d'occasion, les vieilles bâtisses comme les constructions clinquantes de l'époque mafieuse. En fait, on évacue tout ce qui peut rappeler la pauvreté ; après tout la Géorgie est aujourd'hui un pays européen, moderne, avec de belles usines, des jolies fontaines, et plein de chouettes autos qui font vroum-vroum. Le détail qu'on évacue avec l'eau des fontaines, c'est que cette pauvreté, elle est toujours là, que s'il existe des marchés crasseux, des couturiers à la sauvette, c'est que les gens n'ont pas les moyens de fréquenter les magasins Zara ou Dior qui pullulent à présent... S'ils habitent dans des constructions qui ne sont pas aux normes sismiques, ce n'est pas qu'ils sont pressés de se faire expulser pour louer une suite au mois dans l'hôtel cinq étoiles qui sera construit à la place.

Personnellement, j'appréciais de pouvoir aller dans un restaurant de qualité sans devoir débourser dix fois plus que dans un boui-boui quelconque. J'aimais aller dans ces boui-boui quelconques, en plein centre, voir la vie grouiller, une vie peut-être pas très présentable, mais une vie quand même. Quelque chose qui ne ressemble pas à un musée ou un square à péage pour bourgeois, comme le centre de Paris l'est désormais pour les siècles des siècles...

J'ai vraiment eu la gerbe, tout à l'heure, quand je suis rentré dans la halle en train de dégorger ses derniers haricots, ses frigos de misère, le son minable du verre brisé à mes pieds. Car les vitres ont été démolies pendant la nuit, sans prévenir les marchands qui se sont retrouvés ce matin avec leur stock sur les bras. En plus d'être bêtes, ces gens sont lâches... "On nous répétait tellement qu'on allait fermer le marché qu'on n'y croyait plus". 

Ces mots ont eu comme un sombre écho dans ma tête. Depuis que je suis ici, mon propriétaire ne cesse de me dire qu'il veut détruire la maison où je loge, son balcon miraculeux, sa cour plantée d'un magnolia centenaire, de vigne, de figues, de prunes et de grenades. A la place, avec le terrain libéré par les maisons des voisins d'à-côté, il devrait y avoir un grand hôtel de cinq étages. La menace se précise de plus en plus ; et je n'exclus pas de me retrouver à la rue un de ces quatre, en rentrant de France par exemple, parce qu'un crétin de plus aura sévi et détruit une maison magnifique. Pour le fric.

C'est cela qui m'énerve le plus : voir ces gens faire les mêmes erreurs que nous avons faites il y a quarante ans, et que nous regrettons aujourd'hui en lapant mollement nos soupes bio, dans nos fêtes des voisins. On a fait ses études à Strasbourg et à New-York, on s'est écarquillé les yeux devant les boutiques Guerlain et les voitures de luxe, on a vu la grandeur du capitalisme mais pas sa violence sociale, son individualisme mesquin. Ou alors on l'a vu, on le sait et c'est pire, parce qu'alors on n'est plus un jeune crétin mais un voleur fini.

Je voudrais ici ajouter deux mots de Nicolas Bouvier (L'Usage du monde, Droz). Je n'aime guère les citations d'habitude, mais ce qu'il écrit -il y a cinquante ans- est tellement juste que je ne pourrais mieux faire.

"Il est bien naturel que les gens d’ici (de Turquie, nda) n’en aient que pour les moteurs, les robinets, les haut-parleurs et les commodités. (...) Ils manquent de technique ; nous voudrions bien sortir de l’impasse dans laquelle trop de technique nous a conduits : cette sensibilité saturée par l’Information, cette Culture distraite, « au second degré ». Nous comptons sur leurs recettes pour revivre, eux sur les nôtres, pour vivre. On se croise en chemin sans toujours se comprendre, et parfois le voyageur s’impatiente ; mais il y a beaucoup d’égoïsme dans cette impatience-là."

Ici, ils sont pourtant beaucoup à ne pas vouloir du nouveau monde qu'on leur apporte trop grossièrement.

"Il est vraiment curieux que les révolutions qui font profession de connaître le peuple fassent si peu de cas de sa finesse et recourent pour leur propagande à des mots d’ordre et à des symboles d’un conformisme encore plus benêt que celui qu’elles prétendent remplacer. Elaborée par les plus brillants esprits de l’Encyclopédie, la Révolution française était rapidement descendue à une niaise parodie de la république romaine, à « pluviôse », « decadi », à la déesse Raison. Même dégringolade lorsqu’on passait du socialisme chaleureux et réfléchi de Milovan à la machine du Parti : haut-parleur, ceinturons, Mercédès pleines de ruffians, bondissant sur le pavé défoncé – tout un appareil déjà curieusement démodé et aussi arbitraire que ces pesantes mécaniques de scène qui font descendre des cintres, pour le final, les dieux morts et les nuages en trompe-l’œil."

Je n'ai pas besoin de paraphraser cet auteur génial pour vous le faire comprendre... Ce qu'on sacrifie ici sur l'autel de la "civilisation", c'est un peu de la joie de vivre de ce peuple. En rentrant chez moi, rencontré un mendiant kurde qui lisait Malraux et m'a demandé si Mireille Mathieu était vraiment une "putain des boulevards". Sacrifié, lui aussi, et rôti à la broche de l'arrivisme fat. Alors vive le fromage qui pue, la corrida et les marchés rances. Plutôt la différence sale qu'un conformisme sous vide.

Par Emmanuel
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Mercredi 1 août 2007
Comme pour le coca-cola et le martini-bière, tout le monde connaît les effets du mois d'août. A Tbilissi, c'est un peu comme à Paris; tout le monde se casse, il fait une chaleur horrible, et la seule pensée qui vous flatte l'esprit, c'est le départ, n'importe où, mais dans un endroit vivable. Les montagnes, bien fraîches le soir, la mer, bien fraîche le soir, un bois, bien pour s'asseoir, la campagne, la Cocagne, n'importe où, même la France, pourquoi pas (hi hi).

Alors on se laisse aller, on s'autorise le caleçon devant l'ordinateur, on ne décolle pas des tongs, et zou, direction la mer de Tbilissi - un lac d'une dizaine de kilomètres de long, bien frais, à 50 tetris de distance, mieux que la piscine, trop froide, à 10 laris l'entrée. Et là, c'est l'été. Là, on comprend ce qu'est le mois d'août à Tbilissi. Le farniente dans sa plus belle expression, un verre de limonade sur la plage, les jeunes Tbilissiennes de seize ans en bikini, aux seins ronds comme des pastèques. Des éclats de pastèque fraîche, le jus qui vous coule dans la gorge, un peu de pain et de fromage - en août Tbilissi est à nos pieds, il suffit juste de le savoir. On travaille juste ce qu'il faut, le soir rime avec poulet au citron et saperavi bien frais sur le balcon.

Parfois on profite mieux de la vie quand elle est plus vide.
Par Emmanuel
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Mercredi 25 juillet 2007

Il est grand temps maintenant que je le dise. Si je n'ai pas écrit sur ce blog ces derniers temps, ce n'est pas parce que mon fournisseur d'accès branlait du serveur (quoique). Ce n'est pas parce que je n'avais pas d'inspiration, parce que mon chat m'avait quitté, que je n'étais plus vraiment kikoo lol.

C'est parce que la Géorgie, j'en avais marre. Marre de ne pas pouvoir trouver de vrai ami sans devoir me bourrer la gueule tout le temps. Marre de rabâcher les mêmes thèmes, d'être l'éternel invité et d'écouter les mêmes toasts à la France et à son équipe de foot qui compte tout de même un peu trop de nègres. Triste de voir un peuple se plaindre de l'impérialisme russe sans se rendre compte de sa propre tendance à l'impérialisme, pour les peuples encore plus petits. Triste de voir un si beau pays se diriger à nouveau vers la guerre. Mortifié de voir ma propre vésicule biliaire s'atrophier et refuser -peut-être à ma place- la chère géorgienne. Comme l'a si justement dit notre grand poète Boby Lapointe, j'avais mal vers l'aine.

Je ne voulais donc plus rien écrire - je ne pouvais plus rien écrire, dans la veine tragicomique qui a fait mon succès sur les moteurs de recherche. Je trouvais simplement mes mots gris et aigris, à côté de la plaque. L'humour a ses limites et l'on passe vite de l'ironie au sarcasme...

J'ai tout simplement décidé de soigner le mal par le mal. Je suis parti en Khevsourétie, une nouvelle fois, pour faire un reportage sur une fête ancienne, à moitié païenne, où les montagnards égorgent des béliers dont ils mangent la viande au cours de libations à la bière et au tord-boyaux. J'ai bu, j'ai re-bu, et j'ai libu, aussi. J'ai laissé ma vésicule au garage, et j'ai ressorti mes plus beaux toasts géorgiens. Je me suis laissé embrasser par des inconnus qui me disaient leur frère en sachant que je ne les reverrais plus. Et le bonheur, décuplé par celui d'être dans des montagnes sublimes, coupées de la civilisation, ne m'a pas quitté pendant ces quelques jours. Parce qu'en effet, ces hommes que je croisais étaient mes frères d'un jour. Je savais leurs défauts mais je n'ai écouté que le reste. Ecouté leurs chants et leurs prières.

Et hier soir, rentrant chez moi à Tbilissi après avoir bu un pot avec une amie, j'ai entendu dans la rue des chansons. De très belles chansons, de ces polyphonies qui vous figent le coeur. J'ai hésité, puis, fort de ma connaissance de l'hospitalité géorgienne, et d'un peu de vin blanc dans les veines, je suis entré dans la cour, voisine de ma maison, d'où provenaient les chants. J'ai ouvert le portail, gravi l'escalier, et frappé à la porte. L'homme qui m'a ouvert, je le connaissais. C'était Aleko, le neveu d'Irma, mon ancienne traductrice. Je savais qu'il habitait cette cour, mais parmi la trentaine de logements qu'elle compte, il fallait vraiment une sacrée chance... Et cette chance je l'ai savourée d'autant plus que je savais très bien que n'importe quelle autre famille m'aurait ouvert sa porte et invité à sa table, à partager sa nourriture et son vin.

Voilà. A Paris, ça n'arrive pas comme ça. Et j'ai juste compris ce soir-là qu'il faut prendre les Géorgiens comme ils sont. Vantards, possessifs, butés. Mais aussi formidablement spontanés et généreux. Aleko me disait hier : nous, les Géorgiens, savons faire deux choses : le vin et la guerre. Eh bien, que voulez-vous que je dise... moi je serai toujours là pour boire le vin avec vous.
Par Emmanuel
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Samedi 30 juin 2007
Adjarapr--slapluie.jpg

Allez, là voilà, la photo après la pluie. Vous noterez le sac de pommes de terre à l'arrière-plan.
Par Emmanuel
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Jeudi 28 juin 2007
Adjarie-barri--re.jpg

Merde, il pleut. Là, c'est dans les montagnes d'Adjarie, pas loin de la mer Noire. Bientôt je vous montrerai une photo après la pluie. Peut-être.
Par Emmanuel
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Dimanche 24 juin 2007

Adjare-mini.jpg

Une nouvelle photo, encore un bout de chou, toujours du rugby, mais ce coup-ci en Adjarie où nous resterons pour la semaine, pendant que je tribule à Koutaïssi. Soyez sages, ou mon copain vous carre un coup de casquette dans le frontibus.

Par Emmanuel
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Lundi 18 juin 2007
Gamine-Koutaissi.jpg

En mon absence j'ai demandé à mon blog de piocher au hasard quelques photos histoire de décorer les murs. C'est vrai quoi, y'a pas de raison qu'il bosse pas un peu, ce fainéant, pendant que je suis assiégé par des pichets de vin et des montagnes de khatchapuris.

On commence à Koutaïssi, (ex-)deuxième ville du pays, avec une photo prise dans la vieille ville, magnifique, même si les façades auraient besoin de quelques retouches.
Par Emmanuel
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Vendredi 15 juin 2007

Voilà ce à quoi j'occupe mes journées en ce moment. Bien sympa mais il faut éviter tous les guet-apens, les plaquages (à la) maison, les mêlées de vin et de liqueurs, et les mauls de têtes qui en résultent. Savoir crocheter, raffûter, et surtout négocier la dispense d'un temps additionnel. Car en Géorgie la vie est une négociation permanente.

Par Emmanuel
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